Enfin partis !

Le dimanche 24 septembre, nous avons mis les voiles !
Tous les voyants étaient au vert : une bonne fenêtre météo pour la traversée du golfe de Gascogne, notre équipage au complet, avec pour cette première grande traversée, la compagnie de Dominique, et un bateau prêt pour cette première étape.

Départ de la Trinité sur mer

Le départ a été émouvant; nous étions tristes de quitter pour longtemps ceux qu’on aime, mais excités de se lancer enfin dans l’aventure !

Ambrym, d’Alfred
Alfred, d’Ambrym
Nous remercions chaleureusement le père Marc Wilhelm, qui  a béni notre voyage juste avant le départ,  et tous ceux qui sont venus nous dire au revoir.
Alfred nous a escorté jusqu’à la Teignouse ou presque,  et c’est sous un bon crachin breton  et dans la pétole que nous avons quitté le port de la Trinité sur mer.

Calemasse sur le Gascogne

En 76 heures de traversée, nous avons relié La Trinité sur mer à Camarinas en Galice.
Le vent n’a pas été au rendez vous tout du long, ce qui nous a obligé à faire une cinquantaine d’heures de moteur. Le bon côté de la chose est que nous n’avons pas été secoué.
Cette première traversée plutôt tranquille dans cette zone qui peut être difficile nous aura laissé le temps de nous amariner en douceur.
Pour Cécile, Félix et Sophie ce fut une première : se retrouver ainsi au milieu des flots pendant aussi longtemps.
Des dauphins sont venus tous les jours nous rendre visite pour la plus grande joie de Sophie et Félix.
Félix au poste d’observation

 

Luc aux manettes sous la supervision de son grand père

Atterrissage dans les Rias de Galice

Camarinas

Sophie contente d’être au port.
Durant cette traversée, et malgré le peu de vent, nous sommes contents du bateau qui s’est bien comporté. Il fait déjà plus chaud à notre arrivée en Espagne. Nous en profitons un peu pour nous reposer et nous promener, et beaucoup à terminer les bricolages qu’il nous reste à faire, fort de cette première expérience de longue traversée.
Grenier à grain de Galice

Muros

A notre arrivée à Muros, le moteur est tombé en panne d’essence; nous consommons plus que prévu… L’arrivée à Muros se fait alors de nuit à la voile, sous trinquette à 2 noeuds. Grâce à l’expérience de Dominique, cette arrivée se fait en douceur, et nous mouillons dans 3 metres d’eau au pieds de la jetée qui longe ce très agréable petit port de pêche.

Aguila
Nous nous arrêtons ensuite à Aguila, petit port de pêche besogneux qui a érigé des pouces pieds et une aiguille à ramender en statue.
Île Cies

Juste avant de mettre les voiles pour Lisbonne, nous nous arrêtons dans l’après-midi aux iles Cies pour profiter de la plage. Félix et Sophie se sont fait attaqués par une mouette téméraire, qui voulait leur chiper le goûter! Armés de bâtons et de pommes de pin, ils ont défendu chèrement leur bifteck!

Lisbonne

La descente vers Lisbonne s’est faite au portant, avec du vent, enfin! La première moitié sous le soleil, accompagnés de dauphins, nous apercevons même un poisson lune qui se dorait la pilule au soleil. La deuxieme moitié dans une brume à couper au couteau… qui se lève à notre arrivée à Lisbonne.  Lors de cette descente, le rail du tangon s’est arraché; un petit boulot de plus parmi les autres.
Lisbonne, c’est par là!

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