Antigua et Barbuda

Après plusieurs mois de vacances du blog, nous reprenons enfin le récit de nos pérégrinations… De l’eau a coulé sous notre coque ! Nous sommes maintenant aux îles Marquises à Nuku Hiva où nous marquons un temps de pause dans notre voyage pour laisser passer les cyclones.

Le tour d’Antigua

Nous avons quitté la Guadeloupe au petit matin du 7 février, dans une mer agitée au près serré… Et nous joignons avec bonheur English Harbour en fin de journée. Nous jetons l’ancre pour la nuit dans le trou à cyclone au fond de la baie, et sommes impressionnés par les superbes yachts de luxe de ce petit port très cosy. C’est un petit bout d’Angleterre aux Caraïbes, que nous passons une journée à visiter.

Yachts luxueux dont certains renferment quelques jouets de plage (jetskis…)

Le surlendemain, nous repartons pour le tour de l’ile, d’abord plein Est vers le mouillage de Marmora Bay, d’un intérêt limité. Une partie de la baie est occupée par un complexe hôtelier avec discothèque et le reste de la plage est jonchée de déchets. Nous quittons l’endroit après la nuit et nous joignons Green island au nord-est, nettement plus charmante. C’est un îlot sauvage et superbe, entièrement privé.

Green Island, enchanteresse

Un fort vent d’est nous décide à rester à l’abri dans Nonsuch Bay. Nous mouillons dans plusieurs petites baies et en profitons pour faire quelques excursions à terre. Avec l’avis de grand frais, émis depuis la Guadeloupe et qui dure pendant plusieurs jours, nous n’osons pas sortir de la baie…

Sophie adore les fleurs
Devil’s bridge par grand vent

Visite du village de Willikies un dimanche après midi, bien loin des circuits touristiques

Le 14 février enfin, le vent retombe et nous pouvons ressortir, délivrés ! C’est sous le vent de l’île que nous choisissons de remonter. Nous repassons alors par le sud de l’île pour une navigation ensoleillée, croisons des dauphins et des baleines, le premieres de notre voyage, nous faisons un stop à la barrière de corail de middle reef pour une plongée express. Nous jetons enfin l’ancre à Pinching Bay sur la côte Est. Ce mouillage n’est pas repertorié sur la carte. Il est rouleur, mais sauvage. Nous sommes seuls, et la plage est vraiment magnifique avec ses petites piscines naturelles.

Pinching bay

Le 15 février nous levons l’ancre pour faire une halte rapide à Saint John’s afin de régler les formalités de sortie. Malheureusement, le moteur surchauffe et c’est à la voile que nous entrons dans le chenal. C’est le début de nos ennuis avec le moteur. Nous mouillons à côté du cruise dock, occupé ce jour là par trois paquebots de croisière.

Après une nuit à Deep Bay, nous nous mettons le cap sur le nord d’Antigua. Nous nous arrêtons à Maiden Island puis Bird Island.

Luc s’entraîne à la marche sur le sable blanc

Observation des oiseaux, sur l’île niche les pailles en queue que nous avons croisés lors de notre traversée de l’Atlantique

Barbuda après Irma et Maria

Barbuda au Nord est d’Antigua se présente comme une île paradisiaque avec ses plages de sable blanc de plusieurs kilomètres et ses eaux d’un bleu turquoise fantastique. Cependant c’est une impression de fin du monde qui nous frappe lorsque nous arrivons. Tous les hôtels sont entièrement dévastés, déserts et à l’abandon complet. L’ouragan Irma en est le principal responsable, puis Maria dans une moindre mesure. Il reste très peu de cocotiers encore debout, beaucoup sont carrément coupés nets au niveau du tronc. Et peu de bateaux font escale à Cocoa Point; nous sommes restés quatre bateaux au mouillage pendant notre passage. Nous y passons quelques jours à plonger et profiter de la superbe plage.

Petit mousse au travail

Le 22 février nous mouillons non loin de la passe menant à Codrington Lagoon face à un autre hôtel détruit, espérant pouvoir visiter l’île. Cette passe a d’ailleurs été ouverte par l’ouragan. Malheureusement le vent trop fort et les vagues qu’il soulève ne nous permettent pas d’accoster. Finalement, nous ne pourrons pas explorer l’île quasi désertée après le passage d’Irma (très peu d’habitants sont revenus sur l’île après leur évacuation entre les deux tempêtes).

Les conditions au mouillage sont trop inconfortables alors nous levons l’ancre en fin d’après midi et quittons Barbuda pour Saint Martin. Et là, surprise ! En relevant l’ancre, la pelle reste au fond de l’eau, cassée au niveau du pivot de notre ancre CQR… Sans doute un défaut de fonderie.

Plus d’ancre !

Saint Martin

Après une navigation de nuit sans histoire nous arrivons au petit matin à Saint Martin et mouillons à Marigot à côté de la marina Fort Louis. Là aussi les traces laissées par les tempêtes sont bien visibles. La marina Fort Louis à côté de laquelle nous mouillons est encore à moitié détruite, et les immeubles qui nous font face, sont en piteux état.

Notre passage à Saint Martin est uniquement motivé par des formalités administratives que nous devons accomplir. Nous en profitons pour faire un gros avitaillement et quelques travaux sur le bateau. De notre voyage, cette île est l’escale que nous avons apprécié le moins.

Arrivée matinale

Baie de Marigot

 

Vie à bord

Notre toile à récolter l’eau de pluie. Rudimentaire mais efficace !
Félix s’amuse à récolter l’eau de pluie.
Observation et dessin de notre collecte de coquillage
Félix et Sophie dessinent les drapeaux des pays visités

Goûter fait maison

Félix fabrique ses jouets avec beaucoup d’imagination. Une gorgone sèche et une cosse de cocotier sont transformées en bateau pirate.
Petit déjeuner au lit préparé par Félix pour sa petite soeur. Pour Félix et Sophie les petits déjeuner au lit sont un petit luxe très apprécié.

 

Carnet de plongée et de pêche

Sophie et Félix sont maintenant comme des poissons dans l’eau et accompagnent systématiquement Pierre dans ses plongées. C’est une joie de voir évoluer Félix sous l’eau, il est très autonome. Sophie, qui ne sais pas encore nager, n’est pas en reste pour le snorkeling, mais a besoin d’assistance.

Ci-dessus, les jolies bronchies d’une serpule… un vers marin qui creuse ses galeries dans les coraux.

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