Des Iles Vierges Britanniques à Cuba

Les îles vierges

Nous quittons Marigot Bay à Saint martin le soir du 28 février pour une traversée de nuit tranquille, au portant sous la lune. C’est le premier quart de nuit de Cécile, puisqu’enfin, Luc veut bien dormir en première partie de nuit…

Notre première escale est à Virgin Gorda, au fameux mouillage des Baths. Alfred a bien défriché le terrain avant nous. D’ailleurs, nous te passons le bonjour, Alfred ! Le lieu est magnifique. Il nous rappelle la Bretagne nord, du coté de Perros Guirec, avec ses gros blocs de granit roses…

Petite séance de judo

Une belle frayeur nous rappellera ce paradis : en quittant la plage une fin d’après-midi, un rouleau renverse entièrement l’annexe et tout son équipage ! Mais plus de peur que mal. Pierre réussit même à récupérer le lendemain le masque de plongée de Sophie que nous avions perdu.

Mouillage de Big trunk bay

De nombreux rochers à escalader : une joie pour Félix !

1 an pour Luc qui a maintenant passé plus de la moitié de sa vie en mer ! Il tient son cadeau d’anniversaire à la main : une brosse à dent pour éviter qu’il nous chipe les nôtres !
La carte d’anniversaire faite par Félix. Elle le représente emmenant son frère en plongée pour observer les langoustes.
Et celle de Sophie pleine de cœurs et de poissons (la créature à quatre pattes à gauche, c’est Luc…)

Les îles vierges britanniques sont faites de nombreuses îles très proches les unes des autres, dans un bassin aux eaux tranquilles et au vent léger. Il est très agréable d’y naviguer à vue. Nous faisons plusieurs escales au gré du vent : sur l’île de George Dog, puis dans la baie de North Bay Bluff sur l’île de Grand Camanoe. Nous y sommes frappés par le passage des ouragans qui a laissé les cocotiers décapités.

Arrivée à Great Camanoe
Plage déserte comme nous les aimons, mais dévastée

L’envers du décor : les tempêtes ont rejetés de nombreux déchets.

Nous continuons au près serré vers l’île de Joyst Van Dyck au mouillage de Long Bay, puis de Little harbour. Nous ne pourrons pas visiter plus l’île comme prévu. Nous devons quitter en catastrophe Little Harbour, au milieu de la nuit du 5 mars, notre tranquille île pour la capitale des îles vierges – Road Harbour sur l’île de Tortola. Luc pour ses 1 ans a attrapé une gastro de Luc qui atteint un niveau qui nous inquiète cette nuit là : il vomit beaucoup et s’affaiblit. Nous voulons être proche d’un hôpital. Heureusement, cela sera finalement inutile. Le lendemain, son état commence à s’améliorer.

Nous restons à Road Harbour le temps que Luc reprenne des forces. Le mode de vie y est très américain, et la ville ne présente pas beaucoup d’intéret. Un jardin d’enfant non loin du mouillage nous sauve la mise pour occuper les enfants.

Presque prêts pour la traversée suivante, nous faisons une ultime escale de deux jours au mouillage de Norman Island. Nous passons deux belles journées à Privateer Bay, histoire de reprendre un peu l’air de la campagne après celui de la ville, et de finir de préparer le bateau et l’équipage. Une traversée de presque mille milles nous attend…

Félix emmène Sophie en balade sur le paddle
Coupe de cheveux sur la plage
Grand nettoyage avant le départ pour Cuba !

La traversée – des iles vierges à Cuba

Le 9 mars, nous partons un peu la fleur au fusil pour cette traversée, sans même avoir vérifié la longueur du trajet. Nous avions en tête une traversée de 600 milles, et c’est seulement en  cours de route que, trouvant le temps un peu long, nous avons réalisé notre erreur… La navigation est tranquille, au portant dans une mer un peu désagréable, mais le temps est beau, et le moral également. Notre petite routine de traversée revient vite et les jours s’écoulent joyeusement.

Nous longeons également – mais très au large – la cote sud de la République Dominicaine, puis de Haiti. Nous pensions y faire escale, mais les soucis du moteur et le peu de temps qu’il nous reste avant la visite de nos amis à Cuba nous poussent à y aller le plus vite possible.

Il fait chaud ! Les enfants jouent sur le pont pour se rafraîchir.
Le pont se transforme en discothèque le temps d’une soirée. Les Bee Gees nous font tous danser.

Les enfants jouent sur le pont avec des bassines d’eau de mer. ça les amuse et les rafraîchit un peu lors des après-midis trop chauds.

Félix tient notre carnet de pêche et mesure toutes nos prises.
Lu est un champion d’escalade !
Le fond du cockpit reconverti en aire de jeux.

 

A l’approche de Cuba, le vent faiblit. Nous devons faire un peu de moteur. Avant de faire notre entrée officielle à Cienfuegos, nous décidons de nous arrêter pour une escale aux jardins de la Reine, dans le canal de Caballones que nous touchons le 17 mars. La veille pour mon anniversaire, nous avons assisté au fabuleux spectacle de deux dauphins sur notre étrave, que nous ne distinguions en pleine nuit que par le bruit de leur souffle, et par le sillage de planctons luminescents qu’ils laissaient derrière eux !

Nappe de sargasses
Un petit thon pêché à notre arrivée dans les eaux cubaines

Nous fêtons alors dignement l’anniversaire du capitaine, comme il se doit par une belle pinata en forme de poulpe multicolore !

Les jardins de la reine

Pierre explose sa pinata d’anniversaire, confectionnée en grand secret lors de la traversée,  à Cuba !

 

2 Comments

    1. Hello les Poiriers ! Ben Noel ce sera à Nuku Hiva – îles Marquises avec des bateaux copains (des familles qui voyagent comme nous). On vous embrasse très fort !

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