Cuba #2 con amigos

Pour les deux dernières semaines à Cuba, nous avons la joie de recevoir à bord Fred et Judicaelle avec leurs deux petites filles Ouvéa et Eileen. Nous les accueillons à La Havane où nous passons deux jours tous ensemble.

Deux vieilles copines se sont retrouvées!
Sophie, Ouvéa, et Félix, sur le point d’exploser!
Tour de bagnole, proposé aux touristes
Plaza vieja

Cours de sport en plein air pour les écoliers cubains

Nous n’avons pas de Wifi mais il y a du mojito qui rend la communication plus facile…
Dans le bus du quartier de Nuevo Vedado jusqu’à la Habana Vieja

Nous repartons pour Cienfuegos en taxi cette fois, à bord d’une jeep vert pomme conduite par un jeune fan de tuning (qui colle des autocollants sur les portière de sa voiture pendant l’arrêt pipi à la station service) accompagné de son pote mécano ; cela va sans dire, le véhicule est sonorisé à la pop latino.

Autoroute antre La Havane et Cienfuegos – les routes sont nickels !

 

Journal de croisière dans l’archipelago de los Canarreos

Le 4 avril nous partons à 22 heures de Cienfuegos pour une navigation de nuit vers l’archipel des Canarreos. L’archipel est un chapelet de cayes (ilots coralien) qui va de l’île de la Jeunesse (Isla de la Juventud) et s’étend loin vers le sud est. Nous partons à la découverte d’une autre facette de Cuba très loin de l’agitation des villes.Le vent n’est pas au rendez-vous et après une nuit sous voiles à avancer lentement, nous mettons le moteur au petit matin pour arriver à notre premier mouillage le cayo La Trinchera dans le Cayo de Dios.

Fred, parrain consciencieux, montre l’exemple à son filleul…
La navigation est un régal; nous avançons à 5 nœuds dans 3 mètres d’eau sur fond sableux, sur des milles et des milles, pilotés par l’ombre de notre génois…
Le dîner des enfants précède celui des grands…
Les deux plus jeunes membres de l’équipage, Luc et Eileen, très à l’aise
A bord, on joue à “Pirate Attaque”. Parait qu’il y en a dans le coin, alors on s’entraîne pour les accueillir. On n’est jamais trop prudent!
Eileen fête son premier anniversaire à bord

6 avril –  Mouillage à Cayo Sal

En journée, il fait un peu chaud…

Course de bernard l’hermite sur la plage

7 avril –  Passage obligé à la marina de Cayo Largo pour les formalités (à Cuba, on est censé aller d’un point A à un point B en se déclarant à chaque fois) avant de mouiller à la Punta Sirena. L’eau est d’une clarté et d’une couleur magnifiques, le sable d’une blancheur et d’une finesse incroyables. C’est l’un de nos plus beaux mouillages. La température de l’eau est si clémente que les enfants peuvent y rester jouer plusieurs heures.

Mouillage sympa!

Ecloserie de tortues à Cayo Largo.

Sitot débarqué sur certains ilôts, leur habitant, des iguanes énormes, s’approchent rapidement de nous. Très près même… On pense qu’ils sont carnivores…
Apéro de rhum Martiniquais sur fond blanc Cubain !
Chouette, non?
La tribu Ysnel au complet ; Eileen, Ouvéa, Judi et Fredo!
L’eau cubaine est la plus claire que nous ayons vu jusqu’à présent. Nous pourrons bientôt comparer avec celle des Tuamotus…

9 avril – Mouillage à Cayo Rosario. On a vraiment l’impression d’être au bout du monde. L’île est déserte.

Arbre à chaussures perdues
Même au bout du monde…
Cachalot échoué et en état de décomposition avancé. J’ai été tenté de lui arracher une dent, en souvenir, mais son odeur était vraiment insoutenable…

10 avril – Mouillage à Cayo Cantiles face au campement des “gardes nature”.

Cayo Cantiles est habité par 3 gardiens, qui s’occupent également de Cayo Rosario en face. Une équipe les relaie après un mois sur l’île. Ils nous ont accueilli avec une multitude de poissons, offerts spontanément. Ils se nourrissent de leur pêche, c’est à dire principalement de langoustes. Il y en a là-bas sous presque chaque caillou. Qui plus est des énormes!

La famille en parade!
Il y a un petit air de savane africaine sur ce bout d’ile cubaine.

Au bout du bout en bas à droite, notre annexe…
Notre moteur d’annexe, lui aussi, fait des siennes et nous nous faisons remorquer deux fois par les gardes de l’île. Ils nous amènent quelques langoustes en échange d’un peu de rhum.
Rendez-vous manqué avec les singes malgré l’appel au gong.

11 avril – Retour au mouillage au Cayo Rosario en fin d’après midi pour y passer la soirée et la nuit. Pour le dîner, nous dégustons poissons perroquets et langoustes sur la plage de notre île déserte !

Félix adore s’occuper du feu et il est ravi de le faire avec son parrain.

12 avril – Après un bon petit déjeuner et l’observation d’un banc de dauphins qui entrent par la passe, nous levons l’ancre. Nous mouillons pour la journée au Cabezo de la Estopa, juste derrière la barrière de corail. Plongées et farniente au programme!

Sous la tente berbère.

Pirate attack, le jeu favori des enfants lors de cette croisière

A 22 heures, nous repartons pour une navigation de nuit à Cienfuegos dont nous nous souviendrons longtemps. Deux gros grains venteux accompagnés de nombreux éclairs, nous tombent dessus coup sur coup et nous obligent à faire route au sud pendant un moment. Ca souffle fort et Pierre est à la barre le temps que cela passe.  Avec l’orage, nous avons dû éteindre pour la premiere fois l’électricité à bord.

13 avril – Après une après-midi de repos à Cayo Ingles, nous repartons le soir pour une nav’ de nuit vers Cienfuegos.

Et le lendemain, 14 Avril, nous débarquons à Cienfuegos, à temps pour un resto d’au-revoir avec nos amis Fred et Judi, arrosé comme il se doit de nombreux mojitos et Pina coladas!

Carnet de plongée

Lors de notre croisière dans les Canarreos nous avons fait plusieurs belles plongées, notamment au Cayo de La Trinchera et au Cayo Cantiles.

Sophie – plongée acrobatique!

Les barracudas sont très nombreux à cuba – Et parfois très inquiétants lorsqu’ils nagent en bande.
Les eaux cubaines, en plus d’être hyper claires, sont incroyablement poissonneuses! Et Félix y a aperçu son premier requin!
Corail cerveau. Il en existe plusieurs espèces, aux circonvolutions variées.
Sous le bateau gisent les restes de notre déjeuner. Nous avons dégusté très souvent des langoustes, au point d’en avoir été blasés!
Félix et Sophie, devant la carène d’Ambrym
Une jolie raie dont je ne connais pas le nom

Superbe sirène

Eponges violettes fluorescentes

Baliste vetula.

Traversée de la mer des Caraïbes vers Panama

Pas moyen de mettre la main sur le mécano avant la date de départ prévue. Le moteur n’est toujours pas réparé mais nous décidons de partir malgré tout le 18 avril au matin, une fois nos formalités de sortie réglées. Nous estimons alors que le moteur ne va pas si mal…. Nous avons rendez-vous avec Catherine et Dominique le 28 avril à Panama, impossible de nous attarder d’avantage…

Préparatifs de départ : le plein d’eau. Les bouteilles nous servent à rincer la vaisselle, et à nous rincer après la douche à l’eau salée.

Départ sous voiles de Cienfuegos

Une demi-heure après notre départ, à l’entrée du chenal pour Cienfuegos, notre moteur surchauffe et nous nous retrouvons en rade, dans un vent très faible. Nous avons le choix, faire demi-tour (et reprendre à zéro les formalités d’entrée avec le coût que cela entraîne) ou passer le chenal à la voile, et arriver à temps à Panama pour accueillir Catherine et Dominique.

Nous choisissons la seconde option. Sans réponse à notre appel PAN PAN, et compte tenu l’interdiction pour les cubains de monter à bord, nous nous armons de courage et commençons à tirer des bords dans le chenal pour nous sortir tous seuls de là. Avec le peu de vent ce jour là nous avançons péniblement sous les yeux effarés des gens sur la rive. On croise les doigts pour qu’aucun pétrolier ne s’engage au même moment dans le chenal très étroit. Nous avons également de la chance avec le courant, quasi nul à ce moment là. Une vedette cubaine passe à proximité; nous leur faisons des signe pour se faire remorquer. Elle hésite, et renonce finalement… Nous ne savons pas pourquoi.

Ca a l’air d’aller… Et pourtant, la situation est vraiment critique!
Le moindre souffle d’air est exploité.

La trace, sur le logiciel de navigation OpenCPN, de notre sortie du chenal de la baie de Cienfuegos. En haut, le moment ou le moteur est tombé en rade. Nous avons vraiment frôlé la rive lors d’un virement de bord.

Belle traversée

Nous relions les 740 miles entre Cienfuegos et Portobello, à Panama, en 8 jours. La traversée se passe lentement au début, et à partir du 22 avril le vent se met à souffler. Nous sommes maintenant tous habitués et reprenons vite nos marques.

Nous avons quand même pris la peine de nous dérouter un peu pour passer à plus de 200 milles des cotes du Nicaragua; des pirates viennent de sévir dans la région sur des bateaux de croisière comme le notre…

Passager clandestin. Qui ne tiendra malheureusement pas jusqu’à Panama… Nous sommes pourtant passés très près des iles Cayman.
Sur l’écoute du génois.
Les mecs d’Ambrym!

La chambre de Sophie, transformée en salle de jeu

Feuille de vigne au 21eme siècle
Histoire du soir, lue sous les étoiles.
Temps lourd, orageux… Nous sommes bientôt au Panama!
Un autre signe qui ne trompe pas; les cargos en tous genre convergent vers Colon, le port d’entrée du canal sur la cote Atlantique.
Terre!….

Pierre refait 2 essais moteur et le verdict est clair ; une fois allumé il surchauffe après 30 minutes. Nous arrivons à Portobello le matin du 26 Avril, en allumant le moteur au tout dernier moment. Mission accomplie; nous arrivons à temps pour accueillir Catherine et Dominique! Avec toutefois un sérieux handicap ; impossible de traverser le canal dans ces conditions là !

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