Panama

Après une traversée beaucoup plus tranquille qu’on ne le craignait, nous arrivons à Panama et changeons en même temps de climat : les alizés ont laissé la place à un temps lourd, orageux, humide.

L’arrivée à Portobello, après 8 jours de mer

Portobello

Nous arrivons à Portobello le 26 Avril au matin, sous voile, en allumant le moteur au tout dernier moment avant qu’il ne chauffe. On peut faire à Portobello les formalités d’entrée, mais il faut aller à Linton Bay Marina, un peu plus haut, pour récupérer – et surtout payer – le droit de navigation dans les eaux panaméennes, valable un an . Nous profitons des deux jours que nous avons avant l’arrivée de Catherine et Dominique pour faire ces formalités, et enchainer un nombre titanesque de lessives dans la laverie de la place du village; la laverie la moins chère du voyage! Nous prenons le bus pour faire nos courses.

Un rayon de soleil… une photo!
Surplomb de Portobello, depuis un vieux fort espagnol de l’autre coté de la baie.
Dans un vieux fort espagnol, qui date pratiquement de Christophe Colomb! Beaucoup des richesses du nouveau monde passaient par Portobello.

Portobello – ou au moins dix fois par jour, on ne reçoit aucune goutte de pluie!
On est loin de l’aridité de Cuba – sur une averse, nous récoltons 110 litres d’eau qui viennent remplir nos réservoirs.
Le réseau des bus les plus tunés du monde nous permet de relier la ville et ses supermarchés. L’intérieur vaut aussi le détour…

Catherine et Dominique arrivent le 28 tard le soir dans leur voiture de location, après une traversée de Panama, depuis l’aéroport de Bilbao, riche en péripéties… C’est ce qui arrive quand il n’y a pas de GPS, et qu’on a oublié de prendre une carte!…

Retrouvailles avec grand-mère, qui partage les dernières nouvelles des cousins ! Nous avons rarement – et toujours difficilement – l’occasion de nous connecter à Internet.
Portobello devant l’église San Felipe où un Christ noir est l’objet d’un pélerinage.
Cours de géographie de rue
Canon, grand-mère!

Bataille !
Deux générations, mais le même éclat de rire !

Panamarina

Nous ne nous attardons pas à Portobello. Nous levons l’ancre rapidement pour aller, un peu plus haut, dans l’agréable marina de Panamarina, ou des mécaniciens pourront s’occuper du moteur.

Arrivés le 30 Avril, nous restons jusqu’au 9 Mai sur bouée, à la merci des moustiques et des nonos, ces petites mouches microscopiques et voraces. Sylvie, la gérante de la marina, une française très sympa, nous met en relation avec une famille de 3 mécaniciens qui viendront rapidement faire un diagnostic : joint de culasse HS.

Fred et Judi nous avaient amené le matériel nécessaire à Cuba, en prévision de cette intervention, et les mécaniciens ont pu attaquer rapidement. Finalement, le problème ne venait pas de là. A priori, la culasse serait fissurée. Mais grâce à une rondelle judicieusement placée dans le circuit de refroidissement, le moteur ne surchauffe plus.

Nous verrons plus tard le problème de la culasse. Pour le moment, ça marche!

Vue des bouées de Panamarina – Marina perdue au milieu de la mangrove et de la jungle.
Dépose de la culasse…
Pas de vacances pour Félix. Grand-père prend le relais; ça rigole plus…
Procession de fourmis champignonnistes. Félix se régale dans ce paradis sauvage.

Nous profitons d’être bloqués à la marina pour faire des courses d’avitaillement avec la voiture de location, en vue de la traversée du pacifique. En particulier, nous mettons à bord près de 300 litres d’eau potable.

Nous visitons également la côte, et explorons la jungle de Panama. Où que l’on soit à Panama, les groupes de singes hurleurs font résonner leur cris dans les collines verdoyantes. C’est, parait-il, le cri le plus puissant du règne animal – derrière celui de la baleine bleue…

Excursion dans la jungle!

Cherchez bien la dendrobate…
La voilà!
Luc ouvre grand les yeux, admiratif.
Luc profite bien de sa grand-mère!
Petite escapade en annexe depuis Panamarina
Attention les enfants, on s’écarte !
Avec Pierre, on pourrait survivre easy dans la jungle. Et confortablement, même!
Escapade à Isla Grande, où les Panaméens passent le WE.
Il manque le son… De la pop latino à pleine baffle, pas vraiment fait pour la détente!
Lucky vole!

Colon – Shelter bay marina

Le 9 Mai, nous quittons enfin la marina de Panamarina, direction Shelter Bay Marina, dans la baie de Colon, pour la mesure du voilier – formalité obligatoire avant que notre passage du canal puisse être mis au planning. Catherine part de son coté dans la voiture de location pour prendre l’avion du retour à Bilbao. Nous espérions passer le canal de Panama ensemble, et même avant ça faire un tour dans l’archipel des San Blas ; c’est raté.

Désolé maman, et je sais que ce n’est pas aux Marquises que l’on a pu se rattraper. Mais aux Tuamotus, promis ! Merci encore pour ton aide précieuse!

Ambrym quitte le mouillage
Grand-père rase gratis; tout le bord profite de l’aubaine!
Débuts photographiques de Sophie !
Et débuts de Félix ! On a également pas mal de photos de nus; nos artistes sont précoces…
Félix, unique écolier de la Shelter Bay marina pool school ! La séance compte deux récréations…
Dans la cour de récré.

Escapade aux San Blas

Une fois la mesure du bateau faite, nous quittons rapidement la marina de Shelter Bay. La piscine est sympa, mais le prix de la nuit à quai l’est nettement moins… En attendant d’avoir une date pour passer le canal, nous longeons la cote vers l’Ouest, direction l’archipel des San Blas, à une soixantaine de milles de là.

Le temps est surtout gris, mais quelques journées ensoleillées nous révèlent la beauté très particulière des lieux. La mer calme est parsemée d’îlots bas, tous couverts de cocotiers. Tous les îlots que nous avons visités sont habités par une famille. Nous voguons paisiblement d’un îlot à l’autre… La saison touristique est terminée avec le début de la saison des pluies, mais il y a encore pas mal d’autres voiliers ; l’endroit est très réputé, et le mérite bien!

Pêcheurs Kunas, devant un îlot typique des San Blas.
Toutes premières brasses de Sophie – 4 ans – dans les eaux des San Blas!

Préparation du dîner, apporté par des pêcheurs.
Bien sûr, faut aimer les cocotiers.
Félix, à la manœuvre.
On est loin des gilets jaunes…
C’est MA noix de coco…
Baignade, sieste, plongée, apéro… les activités se succèdent.

Sur certains ilots des San Blas, on bat encore le poulpe à la noix de coco. Cette méthode traditionnelle et archaïque fût abandonnée en polynésie, ou le poulpe est battu sur une plaque dure, grâce à une ficelle et un noeud coulant. Méthode nettement plus rapide et efficace…
Cet ilot, exploité pour le tourisme, est nickel. Mais ceux qui ne sont pas régulièrement nettoyés sont jonchés de déchets…

Luc, vu du ciel.
Coucher de soleil sur les San Blas.
Traditionnel bonhomme de sable.

Les pancakes de Cécile au réveil… un régal!
Félix et Grand-père partagent la même touffe!
Quand le soleil se cache, photoshop révèle les couleurs!

Les kunas – indiens habitants des Sans Blas – viennent nous vendre en pirogue des bracelets et des molas – pagnes brodés traditionnels.
Sophie se fait attacher son bracelet de perles

Bye-bye les San Blas, à nous le canal !

Carnet de plongée aux San Blas

L’eau est claire aux San Blas !

Survol de coraux de feu
Zoom sur une petite araignée de mer au nez presque aussi long que les pattes.
Super-Félix déboule des entrailles d’une épave.
Cervelle de corail
Poumon de serpule.

Joli bouquet de rose – des Sabelles.
Cette chose rouge est une sorte d’éponge.
Il y a de nombreuses espèces de poisson perroquet. Celle-ci fait partie des plus belles.
Banc de poissons chirurgiens.
Encore un poisson Lion. Hyper-photogénique, et quasiment statique sous l’eau, c’est un très beau sujet de photo sous-marine. Vue de profil.
Et vue de face.

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